Les recherches sur la coopération policière internationale se questionnent peu les fonctions pratiques d’Europol et d’Interpol. Cette conférence fera le point sur les divers moyens habituellement employés par les polices du monde pour réaliser des enquêtes sur le drogues et sur le blanchiment d’argent et analysera les fonctions quotidiennes d’Interpol et d’Europol dans ce travail.
Université Laval, Faculté des sciences
sociales
15 mars 2012, 11h30-12h30
Pavillon de Koninck, salle DKN-1252
Chantal Perras est post-doctorante aux Hautes Études Internationales (HEI) de l’Université Laval, sous la direction de Stéphane Leman-Langlois. Elle est détentrice d’un doctorat de l’École de criminologie de l’Université de Montréal. Elle a récemment publié : « Une histoire de l’entrepreneuriat illicite : Des ajustements et des stratégies innovantes dans les marchés de la drogue en Colombie » (Cahiers de la Sécurité, 2009) et « Converging Models of Police Co-operation » (avec Frédéric Lemieux, International Police Co-operation : Emerging Issues, Theory and Practice, 2010).
Au
Royaume-Uni, il y a une caméra de vidéosurveillance
par 14 habitants. Au Canada, il y en a moins d’une par
10 000. Le risque n’est donc pas un objet tangible mais le produit
d’une estimation variable selon les sociétés,
où il mobilise des mesures de contrôle d’ampleur
diverse. La plus importante de ces mesures est la surveillance,
sous toutes ses formes. Paradoxalement, plus on surveille et
plus on arrive à identifier des risques qu’on n’avait
pas encore imaginés.
Le programme de la chaire innove en s’attaquant à cette
structuration en combinant l’étude des pratiques
de la surveillance à celle des représentations
du risque, ce qui comblera des lacunes de part et d’autre
: placer la surveillance dans son contexte sociopolitique et
connecter le discours du risque aux pratiques qui à la
fois en découlent et le soutiennent.